Le confort moderne dont nous profitons nous incite à utiliser de plus en plus d’eau chaude et les dépenses augmentent régulièrement, selon l’ADEME. La production d’eau chaude sanitaire représente ainsi une part importante de la consommation énergétique d’un logement. Heureusement, les systèmes sont de plus en plus efficaces et les énergies renouvelables viennent également à notre secours ! Il est donc important de bien choisir son système de production d’eau chaude sanitaire lors d’une restauration complète. Celui-ci s’intègre dans une réflexion plus large,  en lien avec l’isolation, le chauffage, la ventilation et la performance finale au DPE. Un professionnel vous aidera à réaliser les arbitrages techniques selon votre logement et à concilier la performance de votre installation avec votre confort quotidien (et à vous aider à faire des économies !).

Quel système choisir pour la production d’eau chaude sanitaire lors d’une restauration complète ?

Le chauffe-eau thermodynamique (CET)

Un chauffe-eau thermodynamique fonctionne sur le principe d’une pompe à chaleur qui surmonte le ballon accumulateur. La pompe à chaleur capte les calories de l’air ambiant ou extérieur pour chauffer l’eau de la cuve. Ce système « aérothermique » fonctionne à l’électricité et en restitue lui-même. Son coefficient de performance, ou COP, se situe généralement entre 2,5 et 5. Cela signifie que pour 1 kWh d’électricité consommé, il restitue jusqu’à 5 kWh de chaleur.

Le système émet un peu de bruit, entre 40 et 50 dB. C’est pour cette raison qu’une implantation dans un cellier ou un garage est souvent recommandée. Notez que le volume minimal de la pièce doit atteindre environ 20 m³ pour un modèle "sur air ambiant". Le remplacement d’un ballon électrique par un CET permet souvent une économie annuelle conséquente.

Le chauffe-eau avec une pompe à chaleur séparée

Ce système utilise également le principe aérothermique, mais cette fois, la pompe à chaleur est située à l’extérieur du logement. Il est donc nécessaire de vérifier la réglementation locale à ce sujet. Le rendement dépend du dimensionnement global et de la température de départ du circuit de chauffage.

Attention cependant, pour assurer une production d’ECS toute l’année, il est souvent nécessaire de prévoir un appoint avec ce système.

Le chauffe-eau solaire individuel (CESI)

Le chauffe-eau solaire individuel fonctionne grâce à des capteurs thermiques installés en toiture. Il existe deux versions : le CESI monobloc et le CESI à éléments séparés. 

  • Pour la version monobloc, le ballon horizontal est directement relié aux panneaux solaires. Ceux-ci peuvent être fixés sur la toiture, qu’elle soit plane ou inclinée. Le principe utilisé est celui du thermosiphon (le fluide circule naturellement grâce à la différence de température);
  • Un chauffe-eau solaire à éléments séparés est plus discret : il peut s’installer dans une pièce de service.  Son rendement est un peu meilleur et il peut couvrir jusqu’à 70 % des besoins d’une famille classique. Il faudra donc le compléter avec un système d’appoint, notamment en hiver.

Considérez que dans le Nord, le taux de couverture solaire se situe généralement entre 50 et 70 % des besoins annuels. En ce qui concerne la durabilité du système, la durée de vie des capteurs solaires dépasse souvent 20 ans et le ballon, quant à lui, doit être remplacé au bout de 15 à 20 ans s’il est bien entretenu.

Mixer la production d’eau chaude sanitaire avec une chaudière bois ou à granulés

Une chaudière à granulés peut chauffer un logement mais aussi produire de l’eau chaude sanitaire ! La production est instantanée lorsqu’elle passe par un échangeur incorporé à la chaudière. L’énergie produite en excès peut être stockée et redistribuée à la demande via un ballon tampon pour les chaudières "bois énergie".

Le rendement dépasse 85%, voire 90 % pour les modèles les plus récents. Notez toutefois que cette solution convient aux maisons qui ont une surface importante et un local technique adapté. L’encombrement, l’investissement relativement élevé et le fonctionnement optimal à charge stable exigent un volume chauffé important pour rester techniquement et économiquement cohérent.

Produire son eau chaude grâce à une chaudière à gaz  à condensation

Enfin, grand classique, la chaudière à gaz à condensation récupère la chaleur contenue dans les fumées pour améliorer son rendement, supérieur à 100 % sur PCI. Elle peut produire l’eau chaude sanitaire en instantané ou via un ballon associé. Cette solution, peut-être un peu moins durable que les précédentes, reste retenue lorsque le réseau gaz est existant et que le budget est contraint.

Un bon dimensionnement pour l’intégration dans une rénovation globale

Plus que tout, il est important de disposer d’un système bien dimensionné par rapport à vos besoins et à la taille du logement. La réflexion repose sur le nombre d’occupants et les habitudes d’usage de chacun. Une consommation moyenne s’établit à 50 litres d’eau chaude par jour et par personne, à 40 °C. Ce volume inclut les douches quotidiennes et la vaisselle. Un foyer de quatre personnes nécessite généralement un ballon de 200 à 250 litres. Un sous-dimensionnement entraîne un inconfort certain (quoi de plus désagréable que de rincer le shampooing à l'eau froide lorsque l’eau chaude vient à manquer ?) et un surdimensionnement augmente des pertes d'énergie bien inutiles. 

Il est également important de prendre en compte l’installation électrique et de l’adapter si nécessaire. Un CET requiert une ligne dédiée et une puissance souscrite suffisante. Enfin, la place dont vous disposez, avec un local dédié ou non, influencera votre choix. Un ballon de 300 litres mesure environ 1,80 mètre de hauteur et n’est généralement pas très esthétique.

Bien sûr, l’isolation de la maison devra aussi être revue si nécessaire pour que votre restauration complète porte ses fruits en termes d’économies d’énergie. La Maison des Travaux, agence de Mérignies-Sud de Lille, est là pour vous guider dans ces arbitrages techniques.

Une production d’eau chaude sanitaire grâce aux énergies renouvelables, quels impacts sur le DPE ?

La production d’eau chaude sanitaire influence directement, elle aussi, la consommation conventionnelle calculée selon la méthode 3CL 2021, tandis qu’un ballon électrique pénalise généralement la note du DPE. Un chauffe-eau thermodynamique, pour sa part, améliore significativement l’indicateur énergie primaire grâce à son COP élevé. La réduction des émissions de CO₂ joue également un rôle dans la double étiquette énergie et climat désormais affichée. Le choix d’un bon système de production d’ECS est donc important pour le DPE de votre logement !

Choisir un système pour la production d’eau chaude sanitaire en restauration complète engage la performance énergétique de votre logement pour au moins vingt ans. C’est un investissement qui se réfléchit sérieusement. Considérez que le rendement réel, le coût global, la durabilité et l’intégration technique priment sur le seul prix d’achat... sans oublier les usages quotidiens ! Pour sécuriser votre décision dans le cadre d’une rénovation globale dans la métropole lilloise, La Maison des Travaux, agence de Mérignies-Sud de Lille structure votre projet et vous aide à trancher parmi toutes les solutions innovantes et écologiques qui se présentent à vous.